Revenus de travail

Il est possible de toucher des revenus de travail tout en recevant de l’aide sociale. Si vous consultez le tableau des montants versés par l’aide sociale (dans la capsule « à combien j’ai droit ») vous verrez, indiqués entre parenthèses, les montants de revenus de travail maximum que l’on peut toucher sans que la prestation soit diminuée. Ces montants, appelés « gains permis », sont des montants nets (donc brut moins impôt, cotisations au RRQ, au chômage, etc.)

Le règlement prévoyait de plus qu’une somme de 6% du revenu gagné (maximum 25.00$) était également non-comptabilisée par l’aide sociale mais cette exemption a été abrogée le 1er avril 2005.

Il est important de mentionner que les revenus de travail d’un mois donné affectent toujours la prestation du mois qui suit. Par exemple, prenons le cas d’une personne seule qui reçoit habituellement 510.00$ d’aide sociale et donc qui a des « gains permis » de 200.00$. Si cette personne gagne 300.00$ en octobre, son chèque du mois de novembre sera de 410.00$.

Autre détail important, l’aide sociale ne tiendra pas compte de la date où le chèque de paie a été reçu ou encaissé mais plutôt de la période pour laquelle le salaire était dû. Si par exemple une personne commence à travailler le 20 du mois et qu’elle reçoit son premier chèque de paie deux semaines plus tard, l’aide sociale va comptabiliser l’argent gagné durant les 10 ou 11 jours du mois en question sans égard à la date d’encaissement du chèque de paie. Ceci signifie en pratique que dès qu’une personne commence à travailler, l’aide sociale refait des calculs et émet souvent des réclamations pour trop-payés.

En terminant, il est impératif de mentionner l’existence du « supplément pour retour au travail » lorsqu’une personne sur l’aide sociale (ou même au chômage dans certaines circonstances) débute un emploi à temps plein.

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