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PARRAINAGE
Le 1er avril
1996, la loi sur la sécurité du revenu est amendée par l'introduction d'une
disposition qui permet à l'état de recouvrer les montants d'aide sociale
versés aux parrainés directement des parrains par simple procédure
administrative. Avant cette date, les personnes parrainées qui recevaient de
l'aide sociale devaient obligatoirement faire valoir leur droit au parrainage en
poursuivant leur parrain devant les tribunaux. La modification à la loi
permettait donc à l'état de réclamer les sommes versées aux parrainés sans
passer par les tribunaux ordinaires.
Il va sans
dire que les tribunaux avaient parfois rendu des jugements défavorables à
l'état en rejetant des réclamations au motif que le parrain lui-même n'avait
pas la capacité de payer les sommes réclamées.
La
procédure actuelle de recouvrement est donc du même type que celle décrite à
la capsule "L'aide sociale me réclame de l'argent". Une réclamation
couvrant plusieurs mois (de prestations d'aide sociale) est adressée au parrain
qui a alors 90 jours pour la contester d'abord au bureau de révision (des
garants défaillants) puis ensuite et ultimement, au Tribunal Administratif du
Québec.
À l'heure
actuelle, assez peu de jugement ont été rendus par ce tribunal en matière de
réclamation pour parrainage. Souvent, le parrain est lui-même prestataire de
la sécurité du revenu et il se voit réclamer des sommes astronomiques
(souvent plusieurs années de prestations) qui représentent l'aide sociale
versée à ses "parrainés" (c'est-à-dire ses proches, parfois même ses enfants
ou son conjoint).
Par contre, la cour d'Appel du Québec
rendait le 21 juin 2000 un jugement assez malheureux dans une affaire de
parrainage qui datait de l'époque d'avant avril 1996. La cour y précise que le
contrat de parrainage n'est pas un contrat comportant de clause abusive et que
l'absence de capacité de payer n'est pas automatiquement une défense à
une réclamation en découlant.
Le 20 mai 2005
cependant, la cour d'appel du Québec donnait raison à
plusieurs garants et décidait que les garants ayant reçu de l'aide sociale à la
fois pour eux et pour les membres de leur famille avec lesquels ils formaient
une famille au sens de la loi sur le soutien du revenu n'avaient pas à
rembourser au gouvernement les sommes qu'ils avaient alors reçu. Cette décision
no
500-09-011965-027
peut être consultée sur le site www.jugements.qc.ca.
On peut
finalement indiquer que le protecteur du citoyen a produit une étude fort
détaillée sur ce sujet que l'on peut consulter sur leur site
web.
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